L’Histoire de l’île Saint Honorat, les îles de Lérins


L’Histoire de l’île Saint Honorat, les îles de Lérins

L’archipel des îles de Lérins, se compose de deux îles principales: la plus grandes, l’île Sainte-Marguerite, célèbre pour son fort qui aurait abrité l’Homme au masque de fer, et la seconde, moins étendue, l’île de Saint-Honorat, connue pour son monastère.

L’île porte aujourd’hui le nom de Saint Honorat en hommage à Honorat d’Arles qui choisit la petite île de Lérina au large de Cannes, pour fonder un monastère.

L’Histoire raconte que l’île inhabitée depuis longtemps était envahie par les serpents. Honorat arriva sur l’île, les fît fuir et y fît surgir une source (ces deux « miracles » lui sont attribués par son biographe, Hilaire d’Arles).

Très rapidement la renommée d’Honorat s’étend et le monastère connaît un rayonnement exceptionnel dans tout le Sud-Est de la Gaule, et jusqu’en Valais.
Les différentes incursions des Sarrasins, des corsaires génois et les attaques espagnoles, ne sont guère favorables à la vie monastique.
En 1047, les plus jeunes moines sont capturés et emmenés en Espagne puis rachetés par saint Yzarn.
L’île est pillée à nouveau en 1400, l’abbaye sera alors gardée par des soldats qui habiteront dans les endroits fortifiés du monastère.
Entre 1635 et 1637, les Espagnols envahissent l’île, la fortifient, et s’y installent.
La décadence importante au sein de l’abbaye entraine en 1788 la fermeture du couvent, où il ne restait plus que quatre religieux.
Confisqué à la Révolution, il est vendu.
Celui-ci est racheté par Mademoiselle Sainval, actrice de la Comédie-Française, créatrice du rôle de la Comtesse dans le Mariage de Figaro de Beaumarchais; fuyant les troubles de la Révolution, elle y vivra pendant 20 ans.
En 1859, le monastère est rendu au culte.
Depuis 1869, il appartient aux moines cisterciens de la congrégation de Sénanque.
En 1886, l’île Saint-Honorat reste rattachée à l’évêché de Fréjus alors que les autres paroisses constituant l’arrondissement de Grasse au temporel étaient transférées à l’évêché de Nice.

Longue de 1 500 m, large de 400 m, l’île est boisée de pins maritimes et de pins parasols. Un chenal la sépare de l’île Sainte-Marguerite appelé « plateau du Milieu ».

Credit photo: Easy Incentive 2007 – 2008

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